LE COMPARATISME

         Jean-François Champollion utilise cette méthode pour découvrir le sens caché des hiéroglyphes égyptiens. Il étudie la pierre de Rosette découverte dans le désert égyptien. C’est en comparant les différentes écritures gravées sur cette pierre (copte, grec ancien et démotique) qu’il parvient à traduire l’histoire qu’elle raconte, celle de la Reine Ptolémée, histoire racontée en trois langues. Mais sa véritable découverte se situe dans le fait, qu’en partant de plusieurs « écritures-filles », il réussit à remonter, en quelque sorte à la source, à l’écriture hiéroglyphique. J’ai, de la même manière considéré les travaux de Freud, de Jung et ceux de Lacan, comme trois « écritures-filles ». Ces dernières, comme vous le verrez, nous conduisent à « l’écriture mère », qui est la physiologie analytique.

       Leurs grands concepts et topiques révèlent tous, l’existence d’une structure tripartite : Freud découvre sa première topique en 1895 (conscient-préconscient-inconscient), sa deuxième en 1923 (ça-moi-surmoi) ; en 1916, Jung met en avant son processus d’individuation comprenant trois phases distinctes, la persona, le moi, le Soi ; Lacan, enfin, en 1953, parlera de « ses trois » : l’imaginaire, le réel et le symbolique. L’ensemble de ces structures tripartites révèlent l’existence de trois phases physiologiques caractérisant la Fonction analytique :

        Une phase réceptrice et de gravure de l’objet, selon le principe du miroir et de la multiplication des images. C’est le monde de LA MATRICE que j’ai appelé TRONC COMMUN.

          Une phase combinatoire ou phase de différenciation que j’ai nommé ARBORESCENCE.

Une phase de restitution de l’objet résultant de la phase précédente. C’est le monde de l’écriture et du langage, ce que Lacan appelle le symbolique.

Date de dernière mise à jour : 29/04/2013

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