LA PERVERSION

 

          La névrose est, de nos jours,  supplantée par la problématique perverse, ou plus exactement cette dernière vient prendre le relais. Et comme nous venons de le voir au travers de la symbolique judéo-chrétienne, on peut affirmer sans trop se tromper que la perversion revêt des formes exacerbées de la névrose et va perturber gravement notre mode de vie en société. La faillite familiale vient ici secréter un autre mal que nous pouvons comparer à une « épidémie psychique ». Rien de bien rassurant quand on repense au propos de Jung qui avait annoncé dans les années 40 : « L’Humanité attend son déluge, mais ce n’est pas un déluge physique, mais un déluge psychique qui l’attend. »

          En effet, la névrose ne se construit que s’il existe une base familiale, donc une logique judéo-chrétienne. La névrose résulte du seul déséquilibre entre l’identification au père ou à la mère comme nous en avons déjà parlé précédemment, et pour être plus précis, entre l’anima et l’animus pour reprendre le concept de Jung. Mais avec l’implosion de la cellule familiale, « les garde-fous névrotiques » volent en éclat pour laisser place à une nouvelle pathologie qui est celle de la perversion.

          La perversion possède sa propre entité, elle se met en place lors de la structuration du tronc commun. Cette entité structurelle peut-être comparée à une structure parasite, à un véritable « virus psychique », qui sera activée par les mêmes stimuli qui ont présidé à sa construction. Cet « Autre » prend alors le pas sur toute expression du moi jusqu’à le coloniser entièrement, et plus grave se lancera, si l’occasion lui en est donnée, à la colonisation de tous « les moi faibles» qui se trouveront sur son chemin. Freud suggérait dans ce sens, que la perversion s’opposait à la névrose. En fait, c’est la quête de la jouissance suprême, qui pousse le pervers à vampiriser le sujet enclin à la culpabilité. C’est en ce sens que la perversion se nourrit de la névrose. 

        La perversion peut se décliner selon trois stades. Chacun, correspond à  un niveau de gravité croissant de cette pathologie, qui dépend, d’une part, de l’intensité de la pulsion, et d’autre part, du degré du rejet subi par l’enfant, et si ce rejet met en cause un seul ou les deux parents à la fois.

  • 1er degré : la névrose d’angoisse ou névrose perverse
  • 2e degré : la perversion avérée
  • 3e degré : la perversion narcissique

          Cette pathologie fera l’objet d’une publication future. Pour l’instant, je vous propose de consulter ma thèse au chapitre de la perversion. J’y propose une analyse complète de sa physiologie au travers de deux personnages historiques, que sont Gilles de Rais et Hitler. On y voit notamment, comment s’est installée chez eux, cette pathologie, quels en sont les rouages physiologiques, et quand fut activée en eux la structure perverse et pourquoi : 30 mai 1431 pour le premier et 30 juillet 1940 pour le second.

Date de dernière mise à jour : 29/04/2013

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