Biographie

 

        François Chabaud naît le 9 janvier 1950 à Cahors. Il fait ses études secondaires au Lycée Gambetta dans cette même ville. Il embrassera la carrière d’infirmier après avoir suivi les cours de l’Ecole d’infirmières « Marguerite Florence », toujours à Cahors. Infirmier libéral dès 1976, il s’engagera pour défendre le droit du maintien des personnes âgées et des handicapés à leur domicile et surtout le concept de prévention en matière de médecine. Il créera à Toulouse l’hospitalisation à domicile, association qui regroupe des professionnels de santé et prend en charge de nombreuses familles en détresse. Sa passion pour l’homme le conduira à s’inscrire au C.I.E.H. (Certificat International d’Ecologie Humaine). C’est tout au long de cet enseignement prodigué au sein de l’Université Paul Sabatier à Toulouse, qu’il découvrira comment l’homme crée ses propres sociétés et comment en retour, la société influe sur ses comportements. Il fera la rencontre avec Albert Jacquard qui le conforta dans l’idée du droit à la différence, mais aussi, que la plus grande richesse de l’humanité, c’est sa diversité. De plus, cet enseignement universitaire le familiarisera avec l’approche transdisciplinaire, ce qu’il mettra à profit, bien plus tard, dans son étude sur la FONCTION ANALYTIQUE.

       François Chabaud a toujours été passionné par l’homme et ce que l’homme fait de sa vie. Grâce au CIEH, il a pu comprendre quels étaient les enjeux qui étaient convoqués, entre individualité humaine et société. Qu’en était-il des mécanismes qui présidaient à cette dialectique ? Il s’inscrit ensuite au Certificat Interuniversitaire de Sexualité humaine. Il y découvre que les pathologies dites « sexuelles » peuvent trouver leurs origines dans des causes organiques, mais aussi des causes psychiques. Comprendre le psychisme et son fonctionnement le conduit à s’inscrire à l’Ecole néo-psychanalytique de France où suivant une psychanalyse indispensable, il apprend à interpréter les rêves et la valeur symbolique qui s’y rattache. Bien que son analyse soit dans la juste lignée freudienne, il fait la rencontre avec Jung, rencontre purement livresque bien sûr, mais rencontre qui lui prouve que l’on peut faire de la recherche en matière de psychanalyse, et que rien ne reste figé, mais ne demande qu’à évoluer. C’est à cette même époque, en 1986, qu’il ouvre son cabinet de psychanalyse.

        Pendant une dizaine d’années, ses lectures et ses nombreux voyages vont lui permettre de réaliser que l’homme a laissé des traces de son passage et de ses civilisations. L’écriture hiéroglyphique, l’écriture maya le conduiront à découvrir l’Egypte et l’Amérique centrale. Ces écritures riches en symboles parlent mieux à la psyché que ne le fait notre écriture occidentale contemporaine. Dans leur transmission de l’objet au psychisme, elles sont au plus prés de la réalité, de quoi améliorer en tous cas, les performances du réel, à percevoir ce qu’il voit ou ce qu’il entend ou ressent etc.… Jung et Lacan ont parfaitement compris quels sont ces enjeux quand ils travaillent, tous deux, sur le Taoïsme. Lacan ne l’oublions pas, avait, au tout début de ses études universitaires étudié le Chinois, ce qui lui fit dire plus tard, qu’il n’aurait probablement pas été psychanalyste sans cet enseignement.

       « Ecritures » dites-vous ? Que dire alors des divinités égyptiennes, Horus, Osiris, Isis, Nephtys pour ne citer que ces quatre ? De quelles significations, sont-elles porteuses ? Une écriture énergétique, répond François Chabaud, une écriture qui témoigne de la vie des étoiles et des planètes, mais surtout une écriture qui est à la source de la pulsion, décrite par Freud. Pour François Chabaud, reprenant la pensée de Jung, en effet, « pulsion cosmique » et « pulsion psychique » ne constituent  qu’un même écoulement énergétique, telle que l’imagerie judéo-chrétienne le représente au XIIIe siècle, au travers d’un manuscrit intitulé le «fleuve de vie ». La symbolique le conduira tout naturellement à s’intéresser au Moyen-âge et tout ce qu’il revêt de richesse à ce sujet. En 2004, il travaillera pendant deux années en tant que rédacteur en chef d’une revue médiévale, ce qui lui permettra de se familiariser avec l’histoire, l’homme et ses symboles.

 

 

 

        Alors que selon lui, l’homme ne peut qu’être heureux sur la planète Terre, pourquoi s’abat-il sur lui cette sorte de malédiction qui semble le confiner au malheur, aux guerres et à la souffrance physique et psychique ? « La société secrète son propre mal » dit Guénon. Oui assurément, répond François Chabaud. En ce début du XXI e siècle, elle ne se contente plus de frustrer l’homme dans ses désirs en le confinent à la simple problématique névrotique, elle est devenue une fabrique à psychose. Ne pas devenir fou, tel est l’enjeu désormais pour l’homme lucide, qui ne veut pas se laisser entraîner dans la perversion. Pour François Chabaud, la perversion, n’est pas un acte délibéré, elle s’est construite psychiquement sur un renoncement, celui des parents à ne pas voir l’enfant, à ne pas le reconnaître en tant qu’homme en devenir, mais en simple objet de leur désir. Quand des images manquent à l’enfant, images auxquelles celui-ci ne peut pas s’identifier, apparait alors la perversion individuelle puis sociale, comme ce fut le cas avec le nazisme, ce que François Chabaud met en évidence dans son étude sur la personnalité de Hitler. Mais quand à  ce manque de reconnaissance, à ces formes de rejet, viennent s’ajouter des sévices physiques ou psychiques, le comble étant atteint quand sont concernés les deux parents, apparaît alors la perversion narcissique qui conduit, selon François Chabaud, à la colonisation d’abord psychique, puis physique. Dès lors, la vraie question qui se pose pour lui, est de comprendre comment se structurent ces personnalités perverses, d’où elles puisent leur particularité, et de quoi ou de qui, par la suite, elles se nourrissent ?

      C’est ainsi désormais, que pour François Chabaud, se pose une autre question : tous ces comportements aberrants suivent une même logique. Pour lui, il ne fait aucun doute qu’il existe une FONCTION ANALYTIQUE qui comprend une physiologie qui lui est spécifique et des dérives pathologiques qui y sont rattachées. Qu’en ont pensés Freud et Lacan ? François Chabaud connaissait les découvertes de Jung, mais ne pouvait-il pas les mettre en parallèle avec celles de Freud, celles de Jung et celles de Lacan, afin de découvrir si leurs principaux concepts ne lui donnaient pas raison ? En 2008, alors âgé de 58 ans, et afin de mieux comprendre la juste portée des travaux des deux premiers, il s’inscrit en Master Recherche « Etudes psychanalytiques », à l’Université Paul Valéry  de Montpellier 3. Il y soutiendra, après cinq années de recherche son Master et son Doctorat, dans cette même discipline : « La Fonction analytique - Freud, Jung et Lacan - approche transdisciplinaire. »

       Pour François Chabaud, la recherche n’est pas pour autant terminée, elle ne fait que commencer. Le changement est là pour témoigner de ce qu’il nomme fin de cycle et donc, recommencement d’un autre. Pour lui : « seule la connaissance peut libérer l’homme de ses peurs et de ses croyances, que ces dernières soient religieuses, politiques, ou économiques. Et cela passe avant tout par le voyage du corps et celui de l’esprit.»

 

Jérôme Chabaud

Date de dernière mise à jour : 26/05/2015

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