L’EUROPE

SOUS le SIGNE de l’APOCALYPSE


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Dr. François Chabaud

 

 

     Dès sa création en 1949, le Conseil de l’Europe décide de donner à l’Europe un symbole commun aux citoyennes et aux citoyens européens. La décision est prise de créer un drapeau de ralliement. C’est l’emblème d’azur, immaculé de douze étoiles d’or, en couronne qui, à l’unanimité est adopté le 25 octobre 1955 par l’Assemblée Parlementaire. Le 8 décembre 1955, le Conseil des ministres confirme ce choix pour le drapeau européen. Jusque là, tout semblerait banal, si le drapeau européen n’avait pas vu le jour un 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception. Devons-nous y voir un signe, et si oui, lequel ? Ou bien s’agit-il d’une simple coïncidence ? Notre enquête nous a révélé bien des surprises ...

 

Genèse du projet

     En 1950, l’Union européenne n’était pas encore née, seule existait la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Le Conseil de l’Europe, rassemblait déjà beaucoup de membres et existait depuis 1949. Son rôle essentiel était de défendre les droits de l’homme au sein de l’Europe et son axe principal, la promotion de la culture européenne. M. Paul M.G. Levy est alors Directeur au service de Presse du Conseil de l’Europe. Le 18 août 1950, le Conseil de l’Europe dans son désir de rassembler le peuple européen sous une même bannière et de « traduire les valeurs spirituelles et morales, patrimoine commun des peuples qui le composent », charge une commission de cette tâche. C’est Paul M.G.Levy qui en deviendra le premier responsable.  La commission dont le rapporteur était Robert Bichet avait fixé ses exigences : « simplicité, lisibilité, harmonie, esthétique, équilibre, valeur symbolique. »

Des projets au miracle...

     Un « E » vert sur fond blanc fut tout d’abord proposé, puis le drapeau Pan Europe, disque d’or et croix rouge sur fond bleu. Cette seconde proposition fut rejetée par la Turquie qui ne pouvait accepter, si un jour elle devait faire son entrée dans l’Europe, se placer ainsi sous la seule symbolique chrétienne. En effet, le drapeau proposé, rappelait trop celui des croisés occidentaux qui traversèrent  maintes fois la Turquie pour conquérir, entre autres, les territoires d’Islam. Un Japonais proposera lors de l’exposition de Tokyo à Paris, une grande étoile sur fond bleu. Bichet et les Allemands, s’opposent à quinze étoiles d’or pour quinze états membres. Pourquoi la Sarre qui siégeait au Conseil aurait-elle son étoile ? Huit anneaux d’or font alors leur entrée en scène : ils sont également rejetés pour leur trop grande ressemblance avec le drapeau olympique. Assurément, aucun des projets proposés n’était à même de satisfaire les membres de la Communauté qui n’arrivaient pas à se mettre d’accord. De ce fait, cinq ans après, on en était toujours au même point.... Il fallait bien admettre qu’à moins d’un miracle, l’Europe ne trouverait pas son drapeau unificateur.

 

Du Conseil de l’Europe à la Communauté européenne

     Arsène Heitz s’est vu confié par Paul M.G. Lévy la tâche de réaliser ce fameux drapeau, et propose un cercle de douze étoiles sur fond bleu. L’assemblée Parlementaire débat sur ce projet et bien que le Conseil de l’Europe ne comportât pas douze états membres, le 25 octobre 1955, cet emblème azur flanqué de douze étoiles d’or est choisi à l’unanimité par ses membres, puis adopté définitivement par le Comité des Ministres le 8 décembre 1955. Tout ira ensuite très vite et surtout de manière très fluide. C’est l’ensemble des institutions européennes qui adoptera cet emblème. Le Conseil de l’Europe siégeait à Strasbourg depuis 1979 et louait un bâtiment à la Communauté européenne qui se trouvait de fait placée sous le signe du drapeau du Conseil de l’Europe. En 1985, l’ensemble des Communautés européennes décida d’adopter ce même drapeau qui entra en vigueur le 1er janvier 1986. Il faut dire que 1986, c’est aussi la « Formation des Douze » avec l’entrée de l’Espagne et du Portugal, c’était donc, symboliquement le bon moment pour faire adopter comme emblème de la Communauté européenne le drapeau aux douze étoiles d’or, depuis drapeau officiel et unique symbole de l’Union Européenne.

Symbolique du nombre douze

     Si le drapeau européen symbolise l’Union européenne, il est aussi le drapeau de l’identité de l’Europe et de son unité. Le cercle d’étoiles pourrait être identifié à la solidarité et à l’harmonie des peuples entre eux. Quant aux douze étoiles, elles auraient préfiguré les douze premiers états membres du conseil de l’Europe. Mais faire référence au nombre douze, c’est aussi symboliquement rattacher le drapeau européen à la construction du Monde, les douze constellations du Zodiaque, les douze mois de l’année, les douze heures du jour et de la nuit, et aussi à la symbolique chrétienne (qu’on se rappelle les douze apôtres par exemple). Symboliquement l’Europe n’aurait plus le choix, elle devrait se construire sur le modèle parfait et harmonieux qui est celui des constellations, donc des étoiles, et donc de la vie. Se tourner vers le drapeau européen et ses étoiles, c’est en quelque sorte jeter un regard permanent vers l’espace et les autres mondes qui le composent. Les étoiles sont disposées en cercle, mais elles ne se touchent pas, cette disposition signifie que l’Europe est une communauté ouverte qui peut accueillir en son sein les autres Peuples qui en feront la demande. Le cercle, symbolise aussi la matrice de la mère qui enfante et qui protège, l’Europe sera rassurante et protectrice pour tous les Peuples qui entreront dans sa Communauté. Quant à la couleur bleue, elle symboliserait l’Occident. Mais, ne serait-ce pas au contraire le symbole commun à tous les Peuples de la Terre, le bleu des océans, le bleu du cosmos, couleur également attribuée au sixième chakra, connu encore dans les civilisations orientales, sous le vocable de troisième œil ? Ce troisième œil situé au beau milieu de notre front, entre les deux yeux, nous met directement en contact avec les énergies cosmiques (peut-être divines). Son rôle : ouvrir notre conscience. Voilà ce qui pourrait bien constituer le programme de base pour l’Europe. L’Europe sera en conscience  ou ne sera pas; Mais cela n’avait-il pas été déjà perçu par André Malraux quand il déclara : « le troisième millénaire sera spirituel ou ne sera pas » ? Il est clair que le nombre d’étoiles qui figurent sur le drapeau européen est indépendant de l’élargissement des états membres de la Communauté européenne. Il existe vraisemblablement une autre explication. Du reste, peut-être pas si éloignée de celle que nous livre la symbolique ... Auquel cas, d’où sont tirées ces douze étoiles sur fond bleu ? Quelle est l’origine de ce graphisme ? Quelles sont les sources d’Arsène Heitz ? Et pourquoi fit-il ce choix ?

 

Les sources d’Arsène Heitz, père du drapeau de l’Europe

     C’est Arsène Heitz qui va accomplir ce miracle, et il se pourrait bien que ça en soit un ... Arsène Heitz est né à Strasbourg et même si aujourd’hui, Arsène Heitz n’est plus de ce monde, son histoire nous est connue depuis 1995, relatée par C. Sauteur, ancien aumônier de l’hôpital de Cluny : lors d’une rencontre fortuite avec l’abbé P.Caillon, Arsène Heitz, auquel mission était alors confiée de réaliser la maquette du drapeau du Conseil de l’Europe lui déclara : " C'est à moi qu'on a demandé de dessiner le drapeau de l'Europe. J'ai eu subitement l'idée d'y mettre les douze étoiles de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac, sur fond bleu, couleur de la Sainte Vierge. "

     Arsène Heitz était un homme croyant et touché par la grâce de la Vierge de la rue du Bac (Chapelle Notre-Dame de la médaille miraculeuse, 140, rue du Bac, 75340 Paris Cédex 07). Ce n’est que quelques mois plus tard que P.Caillon se rendait au domicile d’Arsène Heitz, 24 rue de l’Yser à Strasbourg, pour obtenir plus de détails sur cette incroyable histoire. Les propos que nous avons recueillis rejoignent les siens. En fait, Heitz explique : « il y a eu au total 101 projets qui furent soumis au Conseil de l’Europe. Socialistes, juifs, protestants, francs-maçons y travaillèrent de concert, mais en vain. Bien que je ne fusse qu’employé « au service courrier » du Conseil de l’Europe, Paul M.G. Lévy, mon directeur, qui était responsable du projet, m’a demandé si je ne voulais pas essayer de dessiner le drapeau de l’Europe. Paul M.G. Lévy, avait en effet reconnu en moi, quelque talent d’un modeste dessinateur. Je me suis aussitôt mis au travail et j’ai proposé pas moins de 20 maquettes à Monsieur Lévy. Ce n’est finalement qu’au mois d’août ou septembre 1955 qu’étant à Paris, je visitais la Chapelle du Sacré cœur de Jésus, rue du Bac. Je me trouvais à l’endroit même où en 1830, une jeune paysanne de 23 ans, entrée dans les Ordres, Catherine Labouré, aurait aperçu par trois fois, la Sainte Vierge ».

     La Vierge Marie aurait alors demandé à Catherine de faire graver une médaille à son effigie, sa tête, couronnée par douze étoiles. Cette « exigence » de la part de la Vierge faisait bien sûr allusion au chapitre 12, verset 1 de l’Apocalypse de Saint Jean : « Un grand signe parut dans le ciel, une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles ». « Une fois entré dans la chapelle », poursuit Arsène Heitz, « je me mis à prier la Vierge. Me vint alors l’idée de lui demander de me guider, de me conseiller au sujet du drapeau européen. Et lorsque je décidai de quitter la chapelle, j’ai ressenti la nécessité de me retourner pour regarder la Vierge et lui faire un dernier adieu. C’est là que les étoiles qui illuminaient son visage me sont apparues comme étant une évidence. Le drapeau européen, c’était ces douze étoiles là, celles de la Vierge Marie. Monsieur Lévy était bien sûr au courant des origines de mon dessin, je lui avais tout raconté au sujet de ma visite à la Vierge de la rue du Bac. S’il a toujours souhaité faire aboutir mon projet, ce ne fut jamais au détriment de celui des autres. Monsieur Lévy était un homme intègre ».

     Mais le silence fut respecté et le secret bien gardé, jusqu’à ce jour ... « On ne pouvait dévoiler que c’était la médaille miraculeuse », dira la veuve d’Arsène Heitz. « Il fallait garder le secret, car il y a des juifs et des protestants en Europe » (article de Gérard Cusin dans « La raison » de novembre 2003).

L’Europe placée sous le signe du Jugement Dernier

     Les faits sont là, bien réels : les douze étoiles du drapeau européen sont directement inspirées de la rencontre d’Arsène Heitz et de la Vierge de la rue du Bac à Paris. Coïncidence encore que ce drapeau fût définitivement accepté par le Conseil de l’Europe un 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception, donc de la Vierge Marie. N’oublions pas que la Vierge Marie était aussi la Sainte Patronne des Templiers, que ces mêmes Templiers déjà au douzième siècle avaient construit les bases de l’Europe, du Portugal jusqu’en Turquie. Mais n’oublions pas non plus que le symbole de la Vierge de la rue du Bac est inspiré de celui de la Dame de l’apocalypse, c’est en tous les cas ce que précise Catherine Labouré qui a vu la Vierge lui apparaître, et lui demander de réaliser une médaille selon cette même symbolique : la dame de l’apocalypse.

     Nous devons donc, rattacher la Vierge Marie à sa symbolique première, celle de l’Islam, la déesse Isis. Cette vierge des temps anciens fut découverte vers 1100, par les Templiers, lors de la première croisade (voir n° 1 du Médiéviste Magazine) donc bien après les premiers chrétiens. Or, la déesse Isis est la fille de Thot, dieu de la lune et directeur des âmes. Ce dernier préside au Jugement dernier dans la scène de la psychostasis. Or cette scène du Jugement dernier est en fait un Tribunal des consciences, où tous les actes de notre vie (inscrits dans le livre de Thot) sont alors mesurés, analysés et comparés. En fait, la déesse Isis est la toute première dame de l’apocalypse. En quelque sorte la Vierge Marie devient la deuxième dame de l’apocalypse.  Toutes les deux, agissent en utilisant les effets de la lune sur notre conscience.  Cela fait aussi du drapeau européen un symbole du Jugement dernier. Cela signifie que désormais l’Europe est directement placée sous le contrôle de Thot, donc du Jugement dernier : fin du Monde, non, fin d’un Monde, oui assurément.

 

L’Europe sera en conscience ou ne sera pas

Date de dernière mise à jour : 08/05/2013

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